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верди атилла

Le nom d'Attila évoque immédiatement la terrible cruauté d'un roi sanguinaire, « le fléau de Dieu », menant ses hordes de guerriers barbares à travers une Europe dévastée.

Autour de cette personnalité farouche, inscrite en lettres de feu et de sang dans l'imaginaire collectif, Verdi a construit une œuvre forte marquée par ses aspirations dramatiques et musicales, mais aussi politiques.

L'ouvrage est un parfait exemple de la production des « années de galère » dans lesquelles Verdi s'est trouvé engagé après le triomphe de « Nabucco » en 1842.

Débordé par le succès, il doit sans cesse composer pour honorer ses nombreuses commandes.

Attila connaît d'emblée un immense succès en suscitant l'enthousiasme des partisans du futur « Risorgimento ».

L'affrontement entre deux mondes, païen et chrétien, l'opposition entre oppresseurs et opprimés, l'entrelacement du destin collectif et des sentiments amoureux, tout montre que Verdi veut renouer avec le patriotisme militant de Nabucco et des Lombards.

La partition est à la hauteur de cet enjeu même si on a pu souligner une certaine facilité dans des effets saisissants et grandioses : l'impressionnante apparition d'Attila, la formidable présence d'Odabella, le célèbre air d'Ezio: « Tu auras tout l'univers, pourvu que l'Italie reste à moi », la continuelle puissance des chœurs, sont autant de pages inoubliables auxquelles le public ne résiste pas. Dans les ruines d'Aquilée, Attila fait une entrée triomphale au milieu de ses hordes de Huns victorieux.

On lui présente un groupe de prisonnières italiennes d'où se détache Odabella, fille d'un seigneur qu'il a tué récemment.

Attila est impressionné par la fougue patriotique de la jeune femme sans soupçonner qu'elle est galvanisée par la volonté de venger la mort de son père.

Dans le camp adverse, le général romain Ezio veut traiter avec Attila, quitte à lui abandonner le monde entier en échange de l'Italie. Ezio et Foresto, le fiancé d’Odabella, décident de profiter d'un banquet au cours duquel est fêtée la trêve décrétée entre Rome et Attila, pour attaquer les Huns et empoisonner leur chef.

Parce qu’elle est déterminée à accomplir seule sa vengeance, Odabella prévient Attila qui lui offre de la faire reine en l'épousant.

Mais Attila finit par surprendre Odabella qui continue à vouloir sa mort avec Ezio et son fiancé Foresto qu’elle jure aimer toujours.